La grippe espagnole

Jean RENAULT, Paul, René et Jean CREHALET (branches familiales RENAULT et JEAN)

"La pandémie grippale de 1918, dite « grippe espagnole », est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse qui s'est répandue de 1918 à 1919.

Bien que les premiers cas connus soient apparus aux États-Unis, on lui a attribué le nom de « grippe espagnole » car l'Espagne — non impliquée dans la Première Guerre mondiale — fut le seul pays à publier librement les informations relatives à cette épidémie.
Les pays belligérants, à l'inverse de l'Espagne, observaient sur cette pandémie un silence presque total, afin de ne pas apeurer les populations et décourager les armées.

Cette pandémie gravissime a fait de 20 à 50 millions de morts selon l'Institut Pasteur, et peut-être jusqu'à 100 millions selon certaines réévaluations récentes, soit 2,5 à 5 % de la population mondiale.

Selon l'historien Niall Johnson qui se base sur la fourchette basse, les plus grandes pertes ont touché l'Inde (18,5 millions de morts, soit 6 % de la population), la Chine (4 à 9,5 millions de morts selon les estimations, soit 0,8 à 2 % de la population), l'Europe (2,3 millions de morts en Europe occidentale, soit 0,5 % de la population) et les États-Unis (entre 500 000 et 675 000 morts, soit 0,48 à 0,64 % de la population)." (Source : Wikipedia)

 

 

Les familles RENAULT et JEAN paraissent avoir été concernées par cette pandémie dont l'ampleur frappe les esprits en raison de ses effets considérables sur les populations.

 

A l'automne 1918, Jean RENAULT et ses cousins Paul, René et Jean CREHALET se trouvent à St-Brieuc chez la famille CREHALET, rue Jobert de Lamballe dans le quartier St-Michel.  
Tous sont élèves au lycée de St-Brieuc (situé alors à l'emplacement de l'actuel collège Anatole Le Braz).

 

Jean RENAULT, dont les parents Jean Baptiste RENAULT et Marie Augustine JEAN habitent à l'école de Trémeur, est hébergé chez ses cousins, ce qui lui évite d'être élève  interne.

 

Dans le Monde, la grippe espagnole est alors à son apogée. Les quatre garçons, présentant de la fièvre et quelques symptômes grippaux, sont alités ensemble durant quelques temps.

Les soins et le repos semblant suffisants, les signes de la grippe disparaissent peu à peu. Les choses en resteront heureusement là, et rapidement  les quatre élèves rejoindront le lycée.

 

 

Cet épisode, raconté par Jean RENAULT, met en lumière la variabilité des effets du virus qui restèrent modérés chez nos quatre adolescents.

 

(c) Jean-Marie Renault, 2008-2020

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