Cousins, cousines et consanguinité

Par le hasard des rencontres entre jeunes gens et jeunes femmes, dans des espaces géographiques restreints souvent limités à la paroisse natale ou aux paroisses limitrophes, des unions se font parfois entre cousines et cousines.

 

Elles portent généralement sur des générations espacées dans le temps et entraînent de très faibles taux de consanguinité.

 

Deux exemples existent ici, l'un dans la famille RENAULT et l'autre dans la famille JEAN. 

 

 

1 - Famille RENAULT : les deux sœurs Janne et Françoise CHERDO figurent parmi nos ascendants

En 1834 naît Joseph RENAUD (RENAULT) à la ferme du Grand Clos en La Malhoure. Sa vie le conduira en 1854 sur le front de la guerre de Crimée, puis au Gouray où il tiendra le café et bureau de tabac du bourg.

 

De ses nombreux enfants, rappelons que Victor, Olympe, Angèle et Jean-Baptiste sont les ancêtres directs des cousins actuels (et lecteurs de ce site) AMBLARD-NARDARI, BERTIN-MEURTIN, BEAUSSAUT et RENAULT-JAFFRAIN.

 

Il y a fort à parier qu'il ignorait que deux de ses aïeules n'étaient autres que deux sœurs, Janne et Françoise CHERDO, nées à Maroué en 1662 et 1672 et filles du couple Jan CHERDO et Françoise PLESTAN.

 

Leur descendance figure ci-dessous (cliquer pour agrandir) :

 

 

Le taux de consanguinité entre les époux Jean RENAUD et Françoise HERCOUET est de (0,5) puissance 10 = 0,1 %.

2 - Famille JEAN : les deux sœurs Marie et Louise EVEN figurent parmi nos ascendants

Un autre exemple de consanguinité se découvre parmi les ancêtres de la famille JEAN. Il s'avère en effet que Louis JEAN et Marie Reine VITEL étaient, probablement sans le savoir, des cousins éloignés.

 

Dans le cas présent, la distance générationnelle est plus courte que dans l'exemple précédent et le taux de consanguinité est donc supérieur, bien que faible.

 

Les deux sœurs Louise et Marie Augustine JEAN, nées à Lannebert en 1873 et 1877, ascendantes directes des familles CREHALET et RENAULT-JAFFRAIN, ne savaient probablement pas qu'elles comptaient parmi leurs aïeules deux femmes qui n'étaient autres que deux sœurs.

 

Les deux parents de Louise et Augustine, Louis JEAN et Marie Reine VITEL, s'avèrent en effet être les arrière-arrière-petits enfants de Jean EVEN et de Françoise FOËSON, couple marié à Tréméven (Goëlo) en 1743 et dont les deux filles Marie et Louise EVEN sont à l'origine de deux lignées familiales qui vont se retrouver réunies trois générations et 123 ans plus tard par le mariage de leurs descendants Louis et Marie Reine à Lannebert en 1872.

 

Le détail de l'arbre est le suivant (cliquer pour agrandir) :

 

 

Ici, le taux de consanguinité entre les époux Louis JEAN et Marie Reine VITEL est de (0,5) puissance 8 = 0,39 %.

Création : mai 2021

Mise à jour : juin 2021

(c) Jean-Marie Renault, 2008-2021

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